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un nouvel élan pour le SquareLab !
L’Open Incubateur SquareLab accueille sa quinzième promotion dans une dynamique entrepreneuriale particulièrement forte au sein de Clermont School of Business. Pendant six mois, 24 porteurs de projet bénéficieront d’un suivi structuré au cœur de l’École. Méthode, accompagnement et esprit de transmission : cinq questions ont été posées à Thibault, passé du statut d’entrepreneur incubé à celui de Start-up Manager en début d’année.
Une dynamique entrepreneuriale en pleine accélération
Depuis plus de dix ans, l’Open Incubateur SquareLab porte une ambition double : accompagner les porteurs de projet dans la concrétisation de leurs idées et contribuer, par l’innovation et l’entrepreneuriat, au dynamisme économique du territoire.
Avec un programme d’accompagnement de six mois combinant ateliers collectifs, suivi individualisé et immersion au sein d’un écosystème académique et entrepreneurial dynamique, le SquareLab accompagne chaque année deux promotions d’entrepreneurs dans les phases clés de structuration et de développement de leur initiative.
La nouvelle promotion, qui rassemble 24 porteurs de projet, s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Elle bénéficiera d’un accompagnement structuré et progressif, fondé sur des piliers essentiels : la confrontation au terrain pour tester et ajuster l’idée, la clarification du modèle économique afin d’en assurer la viabilité, et la construction d’une posture entrepreneuriale solide, gage de légitimité et d’impact.
Pour mieux comprendre le fonctionnement du SquareLab et la méthode d’accompagnement proposée, cinq questions ont été posées à Thibault Bertrand. Ancien incubé et aujourd’hui Start-up Manager, il accompagne les porteurs de projet aux côtés de l’équipe et illustre la continuité ainsi que l’esprit de transmission qui font la force du dispositif !
La Promo #15 vient de démarrer et se distingue par une proportion particulièrement élevée d’étudiants et d’étudiants-entrepreneurs. Au-delà de la nouvelle promotion, l’année semble marquée par un niveau d’engagement entrepreneurial inédit. Peut-on parler d’une année record ?
Oui, clairement, nous sommes sur une année record.
La Promo 15 compte 24 porteurs de projet et, sur les deux dernières promotions, nous avons reçu plus de 70 candidatures pour une quarantaine d’accompagnés. C’est un niveau d’engagement que nous n’avions encore jamais observé.
Ce qui est particulièrement marquant, c’est la proportion d’étudiants et d’étudiants-entrepreneurs. Nous accompagnons aujourd’hui 6 étudiants bénéficiant du Statut National Étudiant-Entrepreneur et 9 étudiants de Clermont School of Business.
Depuis 2025, nous constatons une montée très nette de l’intérêt pour l’entrepreneuriat chez les jeunes générations. L’essor de l’intelligence artificielle joue un rôle important : elle abaisse les barrières à l’entrée, facilite l’exploration de marché et permet de prototyper plus rapidement des projets numériques. Mais au-delà de l’IA, il y a un changement culturel : les étudiants n’attendent plus la fin de leurs études pour entreprendre. Ils testent, explorent, lancent des side-projects. Notre rôle est justement de canaliser cette énergie, pour éviter qu’elle ne se transforme en précipitation.
À Clermont School of Business, l’incubateur fait partie des services inclus dans la scolarité. Les étudiants peuvent nous solliciter à tout moment pour challenger une idée, structurer une réflexion ou préparer une future candidature.
Le SquareLab met l’accent sur la déconstruction des mythes entrepreneuriaux et l’effectuation. Pourquoi ces éléments sont-ils centraux dans votre méthode d’accompagnement ?
La déconstruction des mythes est centrale parce que beaucoup de porteurs de projet arrivent avec une vision très romancée de l’entrepreneuriat. On entend encore beaucoup d’idées reçues : il faut avoir une idée géniale, lever des fonds rapidement, créer son entreprise tout de suite, développer un produit parfait avant d’en parler… Or, ces croyances sont souvent à l’origine des échecs. Elles poussent à aller trop vite dans la solution et à tomber amoureux de son produit, au lieu de tomber amoureux du problème à résoudre.
C’est là que l’effectuation prend tout son sens. Cette approche part non pas d’un objectif figé, mais des moyens disponibles : qui je suis, ce que je sais faire, qui je connais. Elle invite à avancer par petites étapes, à tester, à co-construire avec le terrain plutôt qu’à tout planifier seul dans son coin.
Concrètement, au SquareLab, nous apprenons à nos incubés à transformer leurs intuitions en hypothèses, puis leurs hypothèses en preuves. On confronte avant d’investir, on teste avant de développer. Notre méthode a un objectif : dérisquer au maximum leur projet en validant la désirabilité, la faisabilité et la viabilité avant de créer leur entreprise. Dans un contexte économique incertain, apprendre à entreprendre de manière progressive et maîtrisée est une réelle compétence stratégique.
Quels sont les principaux défis que rencontrent les porteurs de projet en début d’incubation, et comment le SquareLab les aide-t-il à les dépasser ?
Le principal défi en début d’incubation, c’est d’accepter de mettre sa solution de côté.
La plupart des porteurs arrivent avec une idée déjà bien construite, parfois même avec un prototype. Le réflexe naturel, c’est de vouloir l’améliorer, la développer, la perfectionner.
Or, notre première étape consiste souvent à leur demander de revenir en arrière : se concentrer sur le problème, pas sur la solution. Aller sur le terrain, sortir de son bureau, parler à sa cible, observer, écouter. C’est simple en théorie, mais difficile en pratique. Cela demande de confronter ses intuitions au réel, et parfois d’accepter qu’elles ne soient pas totalement justes.
En parallèle, ils bénéficient d’un accès privilégié à un réseau très développé, au sein de la métropole clermontoise et plus largement au niveau national. Cela facilite les mises en relation, les premiers entretiens terrain et les premiers partenaires.
Enfin, un autre défi souvent sous-estimé est personnel : être au clair sur ses motivations. Pourquoi ce projet ? Qu’est-ce que je suis prêt à y consacrer ? Avancer signifie investir du temps, parfois au détriment de son confort ou de ses loisirs. Nous accompagnons aussi cette réflexion. Car entreprendre ne repose pas uniquement sur une idée viable, mais sur une implication alignée avec ce que l’on est et ce que l’on est prêt à engager.
En quoi l’expérience SquareLab va-t-elle au-delà d’un simple accompagnement business ?
Le SquareLab va bien au-delà d’un accompagnement business parce qu’on accompagne avant tout des personnes et non pas juste des projets. Très vite, les incubés réalisent qu’ils ne sont plus seuls. Ils arrivent avec leur idée, leurs doutes, parfois leurs blocages. Et en quelques jours, ils se retrouvent entourés d’une promo entière qui traverse les mêmes montagnes russes.
On a régulièrement des scènes assez fortes : deux incubés de promos différentes qui se croisent “par hasard” dans l’espace de travail, commencent à discuter, et en une heure débloquent un problème qui traînait depuis une semaine. Il y a aussi le cadre : un lieu dédié, ouvert six jours sur sept, où l’on vient travailler vraiment sur son projet. On y croise d’autres entrepreneurs, parfois des partenaires, parfois même des investisseurs. On apprend à pitcher presque sans s’en rendre compte. Et puis il y a la transformation personnelle. On arrive souvent avec des certitudes. On apprend à écouter, à douter intelligemment, à aller sur le terrain, à accepter que son idée évolue. On gagne en posture, en confiance et en lucidité.
L’expérience SquareLab crée du capital relationnel durable. Les promotions se croisent, collaborent et, souvent, les créateurs deviennent partenaires ou clients. Ce maillage contribue directement au dynamisme entrepreneurial du territoire.
️Vous avez vous-même été incubé avant de devenir Start-up Manager. Comment cette expérience influence-t-elle aujourd’hui votre manière d’accompagner les entrepreneurs ?
Avoir été incubé avant de devenir Start-up Manager change beaucoup de choses. D’abord, je sais exactement ce que vivent les porteurs de projet. Je suis passé par les mêmes phases : l’enthousiasme du début, les doutes, les remises en question, les moments où l’on a l’impression de revenir en arrière alors qu’en réalité on clarifie.
Quand on demande à un incubé de mettre sa solution de côté pour retourner sur le terrain, je sais que ce n’est pas confortable. Je l’ai vécu. Et je sais aussi à quel point c’est structurant.
Cette expérience me permet d’avoir une posture très pragmatique. Je ne parle pas uniquement de méthode, je parle de vécu. Je sais ce que ça représente de pitcher pour la première fois, de se confronter à un comité, de douter de son positionnement.
Mais surtout, cela me rend très attentif à la dimension humaine. Derrière chaque projet, il y a une personne qui investit son temps, son énergie, parfois une part de sa vie personnelle. Mon rôle, avec l’équipe du SquareLab, est de challenger les projets tout en respectant le rythme et la réalité de celles et ceux qui les portent.
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